
Les enfants du Cambodge
Carnet de route
Malgré les mauvaises expériences vécues par d’autres voyageurs à la frontière vietnamo-cambodgienne, notre passage se fera sans aucun souci mais il est possible que la présence de notre cher « Gilou » et de notre remorque y soit pour quelque chose.
Une chose a bel et bien changé et nous n’avons pas mis longtemps à le remarquer. Les routes sont désertes ! Pour le bonheur de nos oreilles, nous voilà sur des routes quasi désertes ou quelques 4X4 lancés à vive allure viennent troubler le calme de la campagne.
Pour notre plus grand bonheur nous allons aussi découvrir « ce pays du sourire » et l’accueil très chaleureux de ses habitants. Notre premier objectif est de rejoindre Phnom Penh, distant de seulement 150 kilomètres de la frontière, où nous attend l’association « Enfants d’Asie » avec laquelle nous passerons plusieurs jours à visiter différents centres. Les kilomètres défilent pour nous et nous voila arrivés à Neak Loeang, à mi chemin de Phnom Penh. Ce sera notre ville étape pour la nuit et pour la première fois, nous allons intervenir dans une école.

L'école de Neak Loeang
Une expérience beaucoup moins drôle cette fois-ci, nous sommes pour la première fois confrontés à la mendicité des enfants. Il y a tellement d’enfants sur le bord des routes, derrières des étals, dans les rizières… que nous nous demandons si l’école est obligatoire au Cambodge. Et oui, l’école est obligatoire et elle est gratuite, mais elle implique des frais importants pour la famille : l’uniforme, l’inscription, le matériel scolaire, etc. Cela représente aussi un « manque à gagner » pour les familles dont les enfants ne travaillent pas aux champs ou dans la rue.
Nous arrivons à Phnom Penh où nous avons la chance d’être accueillis dans la famille de Mr Sok, cambodgien d’origine, et ce pour quelques jours.
La famille, c’est un pilier de la culture Khmer, les relations familiales n’ont rien à voir avec la France, où l’on paraît beaucoup plus indépendant de notre famille. En résumé, un accueil des plus chaleureux où, une fois de plus, nos hôtes ont le plaisir de nous faire découvrir quelques spécialités khmères ! En outre, « a ping » qui n’est autre qu’une mygale frite ! On a pu goûter… et même en reprendre ! Il paraît que les petites bêtes ne mangent pas les grosses alors…
Plus sérieusement, notre passage à Phnom Penh a été marqué par deux visites de centres pour enfants, organisées par Kim Kemlang.
Nous arrivons enfin à Siem Reap, 2ème ville plus importante et touristique du Cambodge grâce aux Temples d’Angkor, vestiges historiques de la culture khmer et inscrits au patrimoine mondial par l’Unesco.
Nous y consacrons une journée et nous avons de quoi être impressionnés : de magnifiques temples où la nature s’est appropriée les lieux ce qui les rend encore plus impressionnants ! Le Cambodge est un pays qui nous a beaucoup émus, surtout dans les lieux touristiques où la mendicité des enfants est totalement poignante et déconcertante ! Comment réagir face à cela ? Difficile à dire, leur donner de l’argent ne les encouragerait pas à aller à l’école, et concernant ceux qui vendent des fruits ou autre le long des routes ou des temples, on préfère donner un petit quelque chose.
Comme beaucoup d’autres touristes, nous finissons par céder en achetant à une petite fille perchée en haut d’un temple des cartes postales pour une poignée de Riels. Nous serons aussi très surpris par cette petite de 8 ans capable de nous dire quelques mots en plusieurs langues et de nous tenir la conversation en anglais. C’est malheureusement une des faces cachées des temples d’Angkor : tous ces enfants qui mendient, vendent ou dorment dans un coin, des familles qui vivent à deux pas d’un des circuits touristiques les plus visités dans le monde…
Le Cambodge c’est ça, un mélange poignant de beauté et de contrastes, des conditions de vie encore très difficiles mais un peuple ouvert et chaleureux comme jamais. Il est donc temps de partir pour cette fois ci découvrir la Thaïlande, mais le Cambodge et ses habitants nous laisseront un souvenir impérissable.
Les visites dans des centres et orphelinats.
Nos visites dans les centres d’Enfants d’Asie
A Phnom Penh, nous étions attendus par l’association « Enfants d’Asie » (www.enfantsdasie.com), plus connue au Cambodge sous le nom de l’ASPECA, pour y visiter le centre à côté du bureau central de l’association. Présente au Cambodge depuis le début des années 90, l’association aide les orphelins ou les enfants en situation de détresse, en assurant les besoins essentiels des enfants les plus défavorisés.
Nous avons reçu un très bel accueil de la part de l’ensemble de l’équipe d’Enfants d’Asie au Cambodge, mais aussi de la part des enfants. Tous souriants, heureux, l’association leur a permis de retrouver un cadre de vie et de grandir dans de meilleures conditions. La bibliothèque, la salle d’informatique, le jardin et le potager permettent aux enfants d’apprendre et l’association leur permet aussi d’avoir des cours supplémentaires, très fréquents au Cambodge.
Nous décidons de parrainer la petite Sok Duong et nous faisons sa connaissance. Nous serons touchés par son histoire mais aussi par ses mots… Notre parrainage va permettre la prise en charge de Sok Duong dans le centre (nourriture, soin…) mais aussi lui permettre d’aller à l’école et d’avoir du matériel scolaire.
Notre visite se finira par un petit concert. Plusieurs enfants du centre nous feront le privilège de nous jouer quelques morceaux de musique traditionnelle.

Visite du centre "Enfants d'Asie"
Nous profiterons d’avoir quelques heures de libres pour aller visiter l’association « Pour Un Sourire d’Enfants » qui est aussi très connu à Phnom Penh. Cette association proche du centre de la capitale a été créée en 1995 par un couple de Français. Accueillant plus de 6000 enfants quotidiennement, l’association leur permet de prendre un repas et pour ceux qui le souhaitent d’aller à l’école et de pouvoir au final s’insérer dans la vie professionnelle.

Visite de l'association "Pour un Sourire d’Enfant"
Notre visite d’un enfant parrainé via l’association Plan France
Visite de l’école des arts, soutenue par l’association CIAI
Notre dernière visite aura lieu dans la ville de Siem Reap cette fois-ci, après la visite des temples. Nous avions entendu parler de l’école des arts soutenue par l’association italienne CIAI et nous décidons donc de nous rendre sur place afin d’assister à plusieurs cours de danses.
Bilan de notre passage au Cambodge :
- Un parcours de plus de 800 km,
- 2 fois accueillis au sein de familles cambodgiennes avec un accueil des plus chaleureux
- 2 piscines (pluie de saison)
- Quelques degrés en plus au thermomètre et des litres en plus de boissons au quotidien
- Un nombre incalculable de « Hello » et de sourires !
- Un trafic beaucoup moins dense mais plus dangereux qu’au Vietnam
- De nombreuses fois, nous nous sommes vraiment sentis et retrouvés au milieu de nulle part
- Des crevaisons… A tire larigot !




