Association Solidasport – Singapour : la ville de toutes les galères !

Escale à Singapour

Escale à Singapour

Carnet de route

Suite à notre visite dans une maison pour enfants, c’est en fin d’après midi que nous faisons notre entrée sur le territoire de Singapour. Interdiction de cracher, de jeter des détritus, de mâcher du chewing-gum, de traverser hors des passages protégés, de donner à manger aux oiseaux ou de ramasser des fleurs… sous peine d’une lourde amende ! La liste des choses à ne pas faire est assez grande et elle s’élargira au fur-et-à-mesure de notre séjour à Singapour.

Après quelques kilomètres, c’est le drame ! On déraille et la chaine se bloque entre le dérailleur et la roue, on a beau tirer, impossible de la décoincer ! Impossible aussi de faire le moindre mètre en poussant le vélo… C’est l’impasse ! Après une heure de combat acharné, Guillaume finira par utiliser les grands moyens, utilisant un tourne-vis comme levier au risque de casser quelques pièces. Notre parcours continue donc, et après une dizaine de kilomètres, une moto se range à nos côtés pour nous demander si nous avons un feu pour signaler notre présence. Règle supplémentaire en vigueur à Singapour : il est interdit de rouler la nuit en vélo sans feux, au risque d’avoir 200 € d’amende. Tel un robot, le monsieur sortira de sa moto une lampe et l’accrochera au maillot de Coralie. « Vous avez de la chance que la police ne vous ait pas vu et que moi-même je sois cycliste ». Cadeau !

Nous arrivons finalement, et on ne sait comment, à l’Ibis Singapore où nous sommes hébergés gratuitement pour une nuit. Le lendemain, en allant chercher nos billets pour le ferry, nous apprenons une nouvelle qui marque peut-être la fin de notre aventure en Asie ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, le ferry ne prend pas les tandems et limite le poids des bagages à 20 kilos par passager. Quel est donc l’intérêt de faire 30 heures de bâteau contre 40 minutes d’avion pour rejoindre Jakarta si le prix est le même et si vous ne pouvez pas transporter vélo et autant de bagages que vous le souhaitez. Nous voilà donc bloqués à Singapour, bientôt sans toît car, le grand prix de Formule 1 de Singapour approchant, l’hôtel affiche complet pendant une semaine.

Nous voilà donc bloqués à Singapour, à faire des allers-retours entre Singapour et la ville de Johor Bahru en Malaisie où nous passons nos nuits. Enfin, Air Asia, première compagnie low-cost en Asie, acceptera de le transporter mais il faut que le vélo soit démonté au maximum et emballé… Après négociation, un simple film plastique suffira, reste à savoir si le stand qui emballe les bagages acceptera de « wraper » notre tandem. C’est après trois heures de mécanique et un « Gilou » en pièces détachées que nous réussissons à l’emballer ! Le lendemain, nous quittons enfin Singapour après quelques minutes de stress, notre avion n’étant toujours pas là,  à l’heure où nous aurions dû décoller!

Notre voyage pour rejoindre Jakarta aura finalement coûté beaucoup plus cher que prévu et c’est, après avoir été bloqués près d’une semaine à Singapour et Johor Barhu, que nous rejoignons enfin l’Indonésie. Nous ne savons pas encore quelles seront les répercutions sur notre périple indonésien mais nul doute que celui-ci sera amputé d’un certain nombre de kilomètres.

Bilan Thaïlande, Malaisie et Singapour :

  • 310 kms en Thaïlande, 420 kms en Malaisie, et une centaine de kilomètres à Singapour,
  • A gauche toute ! Changement du sens de la circulation,
  • 3 bonnes piscines sur la tête,
  • 3 visites de centres, associations et orphelinats.
  • Plusieurs incendies culinaires (cuisine assez épicée !),
  • Le vent en Thaïlande et une route vallonnée en Malaisie.
  • Au moins 10 infractions plus ou moins volontaires réalisées à Singapour.

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