Un occidental qui vient travailler au Kenya doit s’adapter au rythme local.
La notion de temps est totalement différente de la nôtre et ne pas s’y adapter peut compromettre un projet. En effet, on doit s’armer de patience et comprendre qu’ici la motivation par le stress fait des catastrophes. Au Kenya, on attache beaucoup d’importance au partage, à la bonne humeur, les gens aiment rire ensemble.
Autre chose à considérer dans les coutumes kenyanes : le fatalisme. D’où la phrase si célèbre :
Hakuna Matata, « pas de problème ». Cette phrase en dit long sur l’état d’esprit des Kenyans qui est de penser que, si ça ne va pas aujourd’hui, ça ira forcément mieux demain. Je n’ai jamais autant appris sur moi-même et sur les autres que pendant ce séjour.
J’ai rencontré des gens qui sont aujourd’hui mes amis. Ces gens n’ont rien et pourtant il n’y a pas un jour où ils ne sont pas heureux, où ils ne vont pas vous raconter une blague et s’écrouler de rire.
J’ai beaucoup ri au Kenya. Avec des gens qui n’ont ni l’électricité, ni l’eau courante (mais qui ont quand même un téléphone portable). J’ai retrouvé le sens des vraies relations et des vraies priorités : l’Homme d’abord, la communication, le partage, la communauté. Si tout n’est pas bon à prendre, croire qu’on a plus de choses à donner que le contraire est une erreur gravissime.
Ce que ce stage m’a apporté est une réflexion sur le monde, un autre regard sur ce que je ne connais pas. Je ne me suis jamais sentie autant dans mon élément que dans cette brousse, parmi les animaux, si beaux lorsqu’on les observe dans leur milieu naturel. Que notre terre est belle et diverse, protégeons-la. Maintenant de retour, j’ai toujours les odeurs en tête et ma girafe sculptée d’un mètre cinquante ne me quitte pas du regard…
Kwaheli Kenya (« au revoir Kenya ») !
Emilie Court – Promo 2006