Londres – Un stage au cœur du monde de l’art

Le monde de l’art contemporain

La scène artistique londonienne est l’une des forces dominantes du marché de l’art contemporain mondial, souvent considérée comme la deuxième après New York. C’est une des villes qui regroupe le plus de galeries et d’œuvres en tous genres. Les gens viennent du monde entier pour visiter des expositions et acheter des créations, et plus encore depuis que la ville a vu naître un nouveau mouvement : les Young British Artists ou YBA.

Ce mouvement regroupe des artistes conceptuels, sculpteurs et créateurs d’installations depuis 1992, année de l’exposition du même nom à la galerie Saatchi qui les a rendus célèbres. Dirigé par Damien Hirst, le YBA est mondialement reconnu.

J’ai donc décidé de saisir cette chance de visiter les galeries où se trouvent peut-être les Picasso de demain. Première destination, le Tate Modern, un immanquable pour tout amateur d’Art. En dehors de la Saatchi, j’ai visité quatre des grandes galeries à ne pas manquer : Le White Cube à Hoxton, la Serpentine dans Kensington Gardens, et celle du Barbican Art Center à Moorgate.

 

Un stage au cœur du monde de l’art

Intéressée par le monde de l’art, j’avais pour objectif d’obtenir un stage qui me permettrait de le découvrir de l’intérieur. Je me suis alors présentée à la galerie la plus facile d’accès pour un entretien : 96 Gillespie. C’est une galerie d’art contemporain familiale, tenue par un couple de photographes, Patrick Gaham et Melanie Standage. L’ambiance était très décontractée dans la galerie et j’ai tout de suite été mise à l’aise. On m’a ensuite très vite donné des responsabilités et, après une semaine, j’avais le bureau de la galerie à moi toute seule, Patrick étant le plus souvent dans sa chambre noire.

La préparation de l’ouverture de l’exposition a entraîné une organisation minutieuse plusieurs semaines à l’avance, avec planning et dead-lines. Mais avec les artistes, il est difficile d’obtenir ce que l’on veut et surtout à temps ! Patrick m’avait prévenue : bon nombre d’entre eux ont un égo démesuré et rien, ni personne, ne peut les obliger à faire quoi que ce soit (Aaah, c’est donc cela que signifiait le tableau portant l’inscription « I will not draw as I am told » que j’avais vu à l’exposition !). J’ai donc dû faire preuve de tact et de patience. Mais heureusement, tous les artistes n’étaient pas ainsi et je garde de très bons souvenirs de ma collaboration avec Christian Brett et Gee Vaucher avec qui j’ai travaillé directement pour la préparation de la première exposition réalisée au cours de mon stage.

Le fait de réaliser mon stage à Londres a été très enrichissant culturellement. J’ai développé mes capacités d’adaptation face à des personnes et des milieux très différents. J’ai découvert des méthodes de travail et de management originales et cette expérience à déjà porté ses fruits : mon nouveau CV m’a permis d’obtenir un stage dans le département du marketing et de la communication de la British Museum Company. Cela m’a également permis de mûrir mon projet professionnel.

Après ces trois mois, je ne ressens plus aucune appréhension à l’idée de travailler et vivre dans un pays anglophone. Je me suis rendue compte que j’étais tout à fait capable d’écrire des communiqués professionnels dans une langue étrangère et que le fait de vivre à l’étranger n’oblige pas toujours à modifier radicalement son mode de vie… Dès mon départ, Londres commençait à me manquer. On s’habitue vite à un lieu et je m’y étais fait des amis. Cette ville a encore beaucoup de choses à m’offrir et fait désormais partie de mes destinations favorites. Qui sait, peut-être qu’un jour j’y travaillerai, comme des centaines de milliers d’autres Français.

 

Karin Adande – Promo 2009