Pour une première expérience en Asie, je pense que j’ai pleinement profité de ce pays, de ses charmes et de ses atouts. Même si ses inconvénients sont notables du fait de sa politique communiste, on ne peut que tomber sous le charme de ce Paradis. Combien d’expatriés aurais-je rencontrés, tous unanimes sur la tristesse de la vie en France et qui pour rien au monde ne rentreraient sur leur terre natale !

Embarcations de pêcheurs vietnamiens
Au sein du projet extra-académique pour l’école, j’ai décidé de venir en aide, à ma façon, aux jeunes enfants défavorisés de Saïgon. Dans un premier temps, j’ai pris contact avec une association en France qui m’a demandé d’apporter des médicaments à une soeur malade dans la banlieue de Saïgon. Ensuite, j’ai demandé à parrainer une jeune enfant et, si possible, à la rencontrer. Ainsi tous les mois, je donne seize euros pour cette enfant, afin de lui offrir ne serait-ce qu’une vie un peu plus décente.
Enfin, lorsque j’ai appris que je vivais à côté de l’Institut Français de Saïgon, je me suis présenté pour dispenser des cours à des enfants quand mes horaires me le permettaient. J’ai trouvé très agréable de faire partager la culture française à de jeunes adolescents, avides d’en savoir plus sur ce « si beau pays ».
Noël est traditionnellement une fête familiale en Europe, nombre d’entre nous ne voudraient déroger à cette règle… Je me suis donc posé la question suivante : « Me souviendrais-je de Noël 2006, dans dix ans, si je le vis en France ? » Probablement non, en revanche : « Me souviendrais-je de Noël 2006, si je le vis à Saïgon ? » Evidemment oui ! C’est donc dans cette perspective que je suis resté pour Noël. Et quel souvenir ! Les parcs aménagés en kermesses, des gens heureux, des milliers de motos et tout cela dans un calme impressionnant…
Je retiens donc de ce stage une expérience inoubliable et suis conscient de la chance qui m’a été donnée. Je repartirai en France, le cœur gros de quitter un pays et ses rencontres, sa culture, ses sourires…
Pour conclure sur cette aventure, je dirai, reprenant la célèbre expression vietnamienne : « Same, same but… different, very different ! »
Charles Meneust – Promo 2009