Utrecht, inoubliable ! – La ville étudiante

Ces quatre années passées au sein de l’ECE m’ont, à travers les différents stages proposés par l’Ecole, fait découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux pays et rencontrer des cultures qui m’étaient jusque là inconnues… Une activité qui est devenue au fil des années une réelle passion pour moi. L’une de ces expériences qui m’aura réellement marqué est mon semestre Erasmus aux Pays-Bas, à Utrecht, au sein des International Management Business Studies, qui fut non seulement une expérience enrichissante, mais une époque de ma vie que je qualifierais volontiers de magique.
Carte des Pays-Bas
Durant le semestre académique, j’ai eu l’occasion de visiter les villes les plus importantes des Pays-Bas. Même si chacune d’entre elles a ses spécificités et ses richesses, Utrecht est celle qui m’a le plus charmé. Souvent méconnue, elle est la 4ème ville des Pays-Bas. Elle dispose d’un centre-ville historique magnifique préservé de toute pollution de l’air et sonore ; chacune de ses rues, à l’architecture ancienne, est unique, une végétation très importante aère la ville et elle est sillonnée de canaux étroits sur les rives desquelles fleurissent les terrasses de café à chaque apparition du soleil.

Utrecht est aussi la première ville étudiante du pays. C’est une ville jeune et animée, qui accueille chaque année de nombreux étudiants internationaux. Les Hogeschool (Grandes Ecoles) sont en général beaucoup plus modernes qu’en France, tout d’abord au niveau des infrastructures : mon université, la International Management Business Studies, disposait de plus de 1 500 ordinateurs, les salles de cours étaient toutes parfaitement équipées et fonctionnelles. D’autre part, au niveau des outils de travail, le papier a quasiment laissé place au clavier et à la clé USB, et les assignments étaient à rendre par e-mail, ce qui représente tout de même une révolution pédagogique !

Enfin, la manière de travailler est différente : l’étudiant est semi-autonome dans ses études, c’est-à-dire qu’il a moins d’heures de cours mais plus de travaux personnels et en groupe à réaliser. L’étudiant n’en reste pas moins suivi et encadré par un corps enseignant sensibilisé. Les écoles supérieures aux Pays-Bas se positionnent donc pédagogiquement entre les écoles privées françaises qui encadrent et suivent leurs élèves au jour le jour avec une fréquence de cours importante, et la faculté qui laisse l’étudiant totalement libre. A mon sens, c’est une très bonne manière d’étudier, d’autant plus que la majorité des Hollandais allient à leurs études un «petit boulot » à mi-temps, ce qui leur permet aussi de se rendre plus indépendants financièrement.

Thibault Delhoume